Quand le temps me transporte sur une île dite damnée,
Et que de là, s'imaginer que le spleen que représente ce décor grisé
Me laisse pressentir une éternelle solitude que je dois épouser.
Et ainsi il fait sur moi chavirer les noires journées plus sombres que l'obscurité.
Sur ce chemin morne, je m'effondre.
Pleurant mon nuage s'en aller, je saigne.
Le fleuve qu'à formé la battante pluie veuille m'emporter, je daigne.
Le violon frémit. La valse mélancolique est en route. Les roses voient mon corps se morfondre.
Quand l'aurore apparaîtra dans le grand Céleste,
J'apercevrai le reflet de l'être à la silhouette solitaire.
Trop tard il sera pour quitter l'état de célibataire,
Trop tard il sera pour espérer fuir l'aube d'un monde funeste.
Que le vent lui-même m'assomme, et m'emporte.
Je ne veux plus souiller de mon regard cet univers.
Que le soleil consume les débris dans mon c½ur entre-ouvert,
Afin que mes blessures s'estompent, afin de passer la dernière porte.
M'en vais-je vers le monde de l'ignorance,
Là ou mon esprit s'émerveille en enfance.
Me guide-je de cette lueur heureuse qui me bonifie.
J'oublis moi, mon âme, mon corps, mes pensées, et ma vie.